ma préparation à l'accouchement

Je reviens aujourd’hui avec un article pour vous parler de ma préparation à l’accouchement. Cet article aurait du sortir il y a déjà un petit moment. Mais ces derniers mois ayant étés particulièrement intenses (nouvelle vie avec baby chou oblige), mon article a pris un peu de retard !

C’est deux mois avant la date prévue de mon accouchement que j’ai commencé mes cours de préparation. Il s’agissait d’un cours toutes les semaines (c’est-à-dire quatre dans le mois). Comme j’ai accouché avec deux semaines d’avances, il m’en a donc manqué deux. Donc je pense qu’il est judicieux de commencer la préparation plus à l’avance que moi et ainsi être certaine de pouvoir la finir.

J’ai eu des avis tellement divergeant sur les cours de préparation à l’accouchement que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Les propos des unes et des autres étaient vraiment tous différents : à la fois du « c’est hyper intéressant tu verras ça m’a beaucoup aidé » et du « pffff une perte de temps je n’ai jamais utilisé les techniques que l’on m’a appris ». Pour ma part je suis très contente de cette préparation et je vais vous expliquer pourquoi.

1. LE CHOIX DE MA PREPARATION A L’ACCOUCHEMENT

Lorsque j’ai commencé a me renseigner sur la préparation à l’accouchement, j’ai été surprise par les différentes formes que ça peut prendre. Seule chez une sage-femme libérale, en groupe à la maternité. Il peut également s’agir d’une préparation « classique », de yoga prénatal ou encore d’aptonomie.

Pour un premier bébé, et appréhendant quand même pas mal l’accouchement, j’ai opté pour une préparation classique, chez une sage-femme libérale. Elle m’avait été conseillée par le professionnel de santé qui suivait ma grossesse. Je me suis donc retrouvée en « face à face » avec la sage-femme pour 6 séances avec à chaque fois une thématique à aborder. Mon mari n’a pu m’accompagner qu’a une seule séance malheureusement.

2. LE DEROULEMENT DE MA PREPARATION A L’ACCOUCHEMENT

J’ai donc effectué 6 séances (au lieu des 8 initialement prévues) de chacune 30 minutes environ.

. La première séance

La première séance était une discussion avec la sage-femme. Elle souhaitait faire  ma connaissance et  comprendre  « le contexte » dans lequel j’allais donner naissance à mon bébé. Cela avait pour but de me donner les conseils les plus adaptés a ma situation.Il faut dire que dans mon cas, ça n’était pas superflu. Si vous avez lu mes autres articles et notamment celui donc lequel j’évoque comment se préparer à accoucher seule, vous savez qu’il y avait une grande probabilité pour que j’accouche seule (ce qui n’est en fait pas arrivé, car mon mari a pu finalement être présent).

J’ai apprécié cette séance car j’ai pu lui poser toutes les questions qui me passaient pas la tête. Contrairement a une séance en groupe où l’on ose pas forcément poser ses questions par peur de passer pour une idiote, dans ce contexte on est plus à l‘aise.

Je lui ai notamment parlé de « mon appréhension » que mon enfant puisse naître handicapé sans que l’on ait pu le voir au cours de la grossesse. Elle a vraiment été compréhensive et a su trouver les mots pour me rassurer sans me juger. J’ai apprécié le fait qu’elle me dise que c’était une appréhension rationnelle. Alors que mon entourage ne cessait de me dire : « mais non ne t’inquiète pas tout ira très bien … »

. La deuxième séance

La deuxième séance portait sur les signes qui doivent alerter sur le moment où il faut partir à la maternité. Qu’est ce que perdre la poche des eaux ? Quand faut il se rendre à la maternité ? Qu’est ce que les contractions, qu’est ce que le “travail” ? La séance était intéressante, et c’est d’ailleurs au cours de celle-ci que mon mari m’accompagnait.

Il est assez évident que l’on doit partir à la maternité lorsque l’on perd les eaux (dans un délai de 2 à 3hheures maximum). Il est beaucoup moins évident de savoir quand est-ce que l’on rentre dans une phase de travail lorsqu’il s’agit d’un premier bébé. J’ai d’ailleurs eu plusieurs fausses alertes car j’avais des contractions très régulières pendant 2 heures mais pas très douloureuses.

. La troisième séance

La troisième séance était sur les techniques que l’on peut utiliser pour soulager la douleur. J’y ai consacré un article que vous pouvez retrouver ici, qui reprend les conseils qui m’ont été donnés par la sage-femme.

. La quatrième séance

La quatrième séance portait sur la façon dont il faut pousser au moment de l’accouchement. C’était intéressant car je n’avais aucune idée de la façon dont il fallait s’y prendre. C’était totalement obscur pour moi et c’était la partie de l’accouchement que j’appréhendais le plus. Néanmoins on ne peut pas vraiment dire que ça fût utile. En effet, au moment de la délivrance j’avais totalement oublié comment il fallait faire. La sage-femme qui m’accouchait m’a re-expliqué ce que je devais faire. Bien évidemment, elle m’a guidée tout au long de ce moment.

. La cinquième séance

La cinquième séance portait sur les complications de l’accouchement. Cette séance, pas très joyeuse visait à m’expliquer comment ça se passe quand l’accouchement se complique. La sage-femme a donc évoqué la césarienne en urgence. Elle m’a aussi parlé de la prise en charge d’un bébé qui ne va pas bien au moment de l’accouchement. Je me souviens aussi que l’on a parlé de l’hémoragie de la délivrance.

Même si a posteriori mon accouchement s’est très bien déroulé, je trouve que c’est important de savoir aussi que les choses peuvent être plus compliquées pour gérer au mieux ce genre de situation.

. La sixième séance

La sixième séance portait sur le retour à la maison avec bébé.

La sage-femme a évoqué avec moi comment gérer les pleurs d’un bébé par exemple. Elle m’a parlé du syndrome du bébé secoué ou encore du sommeil du bébé.

Elle m’a averti sur le fait que les pleurs d’un bébé sont éprouvants et qu’il ne faut surtout pas rester seule quand on est à bout. 

J’ai donc manqué la séance sur l’allaitement et la dernière sur la vie de couple après bébé. Cela n’était pas très gênant dans la mesure où je m’étais énormément documentée sur l’allaitement (ce dont je vous parlerais notamment dans un article consacré à mes lectures au cours de ma grossesse).

3. LA VISITE DE LA MATERNITE

. Le déroulement de la visite

J’ai également pris le temps de faire une visite globale de la maternité dans laquelle j’avais prévu d’accoucher. Cela était très important pour moi car j’angoisse beaucoup moins lorsque je peux visualiser le lieux où va se dérouler quelque chose d’important pour moi, dans ma vie.

La visite fût assez longue. Tout d’abord on nous a indiqué où se trouvaient les entrées du soir si jamais on perd les eaux ou que le travail commence le soir ou la nuit et que l’entrée principale de l’hôpital est fermée. Nous sommes ensuite montés à l’étage afin de visiter le service de maternité avec : les salles de travail/d’accouchement, nos chambres, la pouponnière…J’étais en même temps très excitée à l’idée de me dire que très bientôt je donnerai naissance ici à mon bébé et un peu « effrayée » par cet environnement médical.

. Ma déception lors de la visite

J’ai trouvé que la salle de naissance était étonnement grande. Mais franchement c’était plutôt froid et pas très cosy. Je ne m’attendais pas  ça en fait. C’est aussi à ce moment que j’ai appris qu’il n’y avait absolument aucune installation pour un accouchement « un peu » physiologique (même pas une baignoire). J’étais vraiment déçue, mais il était trop tard pour changer de maternité à 3 semaines de mon accouchement et puis bon c’était aussi de ma faute si je ne m’étais pas assez renseignée.
Tout le reste du service était très calme, les chambres étaient lumineuses avec une très belle vue, ce qui m’a consolée.

Malgré ma déception au moment de la visite de la maternité, je ne regrette pas du tout d’avoir accouché dans cet hôpital. En effet, le personnel et notamment les sages-femmes ont été parfaites. C’est vraiment grâce à elle que ce fût un si merveilleux moment pour moi, mon mari et notre bébé. Si vous voulez en savoir plus sur mon accouchement, je vous raconte ici comment ça s’est passé.  

EN CONCLUSION

Ce fût pour moi un moment d’échange où j’ai pu poser toutes les questions qui étaient importantes pour moi et que je n’osais pas poser au cours d’autres rendez-vous médicaux.

On y va pour comprendre comment va se passer l’accouchement, les techniques pour souffrir le moins possible avant l’arrivée de la péridurale (ou sans péridurale en fonction de ce que l’on souhaite faire). 

Ce fût pour moi très enrichissant de m’y rendre chaque semaine et de pouvoir profiter des conseils de la sage-femme qui s’est occupé de moi. Il est pour moi indispensable pour une future maman (surtout quand c’est son premier) de s’y rendre afin que l’on puisse répondre à ses nombreuses questions concernant la fin de la grossesse et l’accouchement.

Cependant je pense que un deuxième enfant je choisirai un autre type de préparation à l’accouchement !